Partir à vélo avec bébé, notre guide pratique

Vous rêvez de voyager à vélo, mais avec l’arrivée de votre bébé vous avez repoussé votre projet à plus tard… beaucoup plus tard ! En réalité, pourquoi attendre ? Partir sur deux roues avec un tout jeune enfant, c’est possible. De notre côté, nous avons choisi de vivre la grande aventure avec Axel, 10 mois, lors de notre départ. Durant 88 jours, nous avons traversé les montagnes Rocheuses, aux Etats-unis et au Canada. Voici notre retour d’expérience après plus de 4500 kilomètres parcourus en famille.

A partir de quel âge ?

Selon nous, il est préférable d’attendre que bébé dispose de suffisamment de tonicité pour garder sa tête droite et rester assis avant de l’installer dans une remorque. Lorsque nous sommes partis, Axel avait 10 mois. Il pesait 8 kg et mesurait 69 cm. Pour améliorer son confort dans l’habitacle et éviter tout mouvement parasite, nous avons investi dans un siège de maintien et un cale-tête. Notre choix s’est porté sur ce modèle conçu par Thule Chariot. Il se fixe et se règle grâce à un système de sangles. Très rapidement, nous avons retiré le cale-tête. Devenu trop petit, il lui imposait une position incommodante de la nuque.

Quelle remorque ?

Sur ce point notre cahier des charges était assez strict. Notre itinéraire (Great Divide Moutain Bike Route) étant composé à 90% de pistes et de sentiers souvent techniques, nous recherchions un modèle typé VTT capable de faire face à toutes les situations. Une seule remorque s’est révélée en mesure de répondre à nos exigences, la Single Trailer de la marque allemande Tout-Terrain. C’est avant tout sa roue unique qui a motivé notre décision. Nous y voyions une garantie de stabilité sur terrain cahoteux et l’assurance de pouvoir passer même sur les sentes les plus étroites grâce à son petit gabarit (45 cm de large). D’autres atouts comme son système d’attache sur le tube de selle, son poids plume (9,5kg) et son amortisseur à fort débattement (200 mm) semblaient annonciateurs de maniabilité et de confort. A l’usage, la Single Trailer a tenu toutes ses promesses de ce côté-là. Moi qui ai l’habitude de juger de la qualité d’une remorque à sa capacité à se faire oublier, je n’ai pas été déçu. Sa présence impacte très peu le pilotage y compris dans les tronçons techniques (descentes rocailleuses, sable, tôle ondulée…) J’ai noté seulement une légère tendance à prendre de la gîte au-delà de 40km/h dans les descentes goudronnées. En côte, bien sûr la remorque crée un inévitable phénomène d’inertie, mais sa relative légèreté rend la chose tout à fait supportable. J’ai franchi très régulièrement des pentes à plus de 15 % en tirant 34X26.
Axel, quant à lui, s’est tout de suite senti comme à la maison dans l’habitacle. Correctement maintenu par la ceinture trois points, il n’a jamais manifesté de mécontentement même dans les zones les plus instables.

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Très compacte, la Single Trailer n’autorise qu’un chargement réduit une fois le bébé installé. Nous ne placions à bord qu’un paquet d’une trentaine de couches, un porte-bébé de type Manduca, une tenue complète en taille 18 mois, un petit sac à dos contenant le nécessaire de change, un pot de lait, deux petits biberons et une demi-douzaine de jouets de petite taille. Autre point faible, la double barre qui assure le maintien du timon sur la partie supérieure de la remorque se révèle très gênante au moment d’installer le bébé dans l’habitacle. Un dernier point négatif et pas des moindres : son coût. Près de 1300 euros ! Le prix à payer pour pouvoir quitter le goudron et s’évader sur tout type de terrain.

Si vous prévoyiez de rester sur la route ou sur des pistes carrossables, les modèles à deux roues de chez Thule, leader sur le marché, répondront parfaitement à vos besoins. Remorque ultralight ou à grande capacité de chargement, une place ou deux, vous trouverez très probablement votre bonheur au sein de leur très large gamme. Premier prix moins de 400 euros.

Quel parcours ?

Après notre expérience sur la plus longue piste de VTT du monde, nous aurions tendance à dire que tout est envisageable avec un bébé à condition, bien sûr, de toujours privilégier les besoins de l’enfant, de disposer d’un équipement adapté, d’être correctement organisé et surtout de savoir prendre son temps. Sur les 88 jours qui nous ont été nécessaires pour traverser les Rocheuses du Canada à la frontière mexicaine, 17 ont été consacrés au repos soit en moyenne une journée off tous les 5 jours de vélo. Des pauses indispensables pour permettre à tout le monde de récupérer et pour laisser place à des séances de jeu et d’éveil prolongées.

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Près de 90% de notre itinéraire était constitué de pistes et de sentiers reculés situés entre 2000 et 3500 mètres d’altitude. Si Axel a fait preuve en toutes circonstances d’une capacité d’adaptation exceptionnelle, cette traversée extrêmement exigeante nous a régulièrement poussés dans nos derniers retranchements. Les épreuves physiques et morales ont été innombrables. Au final, elles ont renforcé notre couple et notre cellule familiale. Elles ont aussi régulièrement déverrouillé l’accès à des zones naturelles d’une richesse unique. Toutefois, nous ne saurions conseiller ce parcourus de près de 4800 kilomètres pour une première expérience de voyage à vélo en famille. Pour se mettre le pied à l’étrier, il est possible de concocter en France une multitude de randonnées sur un week-end ou une semaine, le temps de trouver ses marques. Les itinéraires fluviaux (Véloscénie, ViaRhôna…) offrent des profils très peu accidentés hors circulation ou sur des axes peu fréquentés. L’idéal pour commencer, avant, pourquoi pas, d’envisager une sortie plus vallonée, dans le Morvan par exemple.

Quel rythme ?

Quel que soit l’âge du bébé, c’est lui qui imprimera la cadence. Comme à la maison, c’est Axel qui sonnait l’heure du lever avec les premiers rayons du soleil. Nous organisions ensuite nos journées sur le modèle suivant, en apportant bien évidemment des ajustements en fonction des circonstances et des besoins d’Axel.

  • 6h30 à 8 heures. Mise en route incluant le petit-déjeuner, le change et le démontage du bivouac. Axel profitait de ce moment pour jouer, d’abord sous la tente puis, à l’extérieur.
  • 8h à 10h. Premier temps consacré à pédaler, généralement synonyme de sieste pour Axel.
  • 10h à 10h30. Première pause, change éventuel, temps pour se dégourdir les jambes hors de la remorque.
  • 10h30 à 12h. Vélo.
  • 12h à 13h30. Pause repas, jeu.
  • 13h30 à 16h00. Vélo et sieste pour Axel.
  • 16h00 à 19 heures. Arrêt et installation du campement. Jeu, puis biberon avant qu’Axel ne retrouve son sac de couchage.
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En moyenne, nous avons pédalé 6 heures et parcouru environ 70 kilomètres quotidiennement. Axel n’a jamais montré de signe d’impatience dans la remorque… tant qu’elle était en mouvement. Même quand les étapes s’allongeaient malgré nous (jusqu’à 130 km pour la plus longue), il est resté parfaitement serein. Les pauses prolongées sans possibilité de sortir de l’habitacle étaient, en revanche, sources d’irritabilité. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire pour éviter les pleurs : ne jamais s’arrêter !

Petite précision, durant notre voyage, Axel ne marchait pas encore. Avec un enfant en mesure d’effectuer ses premiers pas, nous aurions probablement dû davantage morceler le temps passer dans la remorque.

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Le change, les couches

Couches lavables ou couches jetables ? Après réflexion, nous avons opté pour la seconde solution par gain de temps et pour réduire notre consommation en eau dans les zones arides où nous préférions consacrer nos réserves à la boisson et à l’hygiène élémentaire. En revanche, nous utilisions des lingettes lavables que nous nettoyions lorsque nous avions accès à un robinet. Nous achetions des paquets de 30 couches, que nous rangions sous le siège d’Axel. De quoi nous garantir une autonomie d’une semaine environ. Suffisant en général pour rejoindre un point de ravitaillement. Une fois utilisées nous placions les couches sales dans un sachet hermétique que nous jetions dans la première poubelle venue ce qui a parfois demandé jusqu’à quatre jours.

La nourriture et l’eau

Nous évoluions sur des territoires particulièrement reculés et il nous est arrivé de rouler une semaine entière sans point d’approvisionnement. Il convenait donc de constituer des provisions suffisantes pour Axel en se laissant une marge d’erreur de deux jours en cas d’imprévu (obstacle non signalé sur la carte, changement brutal de météo, panne mécanique…) Nous achetions du lait en poudre pour les deux biberons quotidiens que nous servions froids. Habitué à ne pas boire chaud, Axel n’a jamais fait de difficulté sur ce plan-là. L’eau, généralement puisée à la rivière, était systématiquement filtrée et purifiée avec un dispositif de traitement par UV (SteriPen). Dans les zones arides ou polluées par l’activité minière, nous transportions 12 litres d’eau potable. De quoi tenir trois jours au maximum. Il nous fallait alors saisir la moindre occasion de refaire le plein (4X4 de passage sur la piste, campement de chasseurs ou bûcherons, ranch…) A noter que nous disposions d’un biberon avec le fond démontable pour faciliter le nettoyage. Nous complétions le petit-déjeuner avec des flocons d’avoine.

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Pour le repas du midi, nous lui donnions, en fonction des circonstances, un plat préparé en petit pot ou une portion de notre repas du soir précédent cuisiné sur réchaud. Nous ajoutions deux biscuits et un yaourt lorsque nous arrivions à nous en procurer et que la température permettait son transport. Au goûter, de nouveau un yaourt et une compote ou un fruit frais. Avant de se coucher, Axel prenait un second biberon et quelques bouchées de notre repas généralement des pâtes, du riz, de la semoule avec des légumes en conserve. Occasionnellement, un passage en ville lui permettait de goûter aux spécialités de la très riche (!) gastronomie américaine : pancakes, glaces, apple pies…

Les vêtements

Notre voyage s’est déroulé intégralement en haute montagne. Bien que nous ayons pédalé de juillet à octobre, nous avons été confronté à une amplitude de températures particulièrement large allant de -5°c à 30°c environ. Il nous a donc fallu placer dans nos bagages un ensemble de vêtements très variés. Les deux sacoches avant d’Adeline étaient dédiées aux affaires d’Axel. Elles contenaient notamment 3 bodys courts, trois bodys longs et un body polaire, trois tee-shirts manches longues et deux manches courtes, trois pantalons et un pantacourt, deux paires de chaussettes, une paire de chaussures, un bonnet, une casquette et une paire de lunettes de soleil, un gros pull en laine, un petit pull sans manche, un gilet et une veste à capuche réservées aux grandes occasions (passage en ville, repas au restaurant, accueil chez l’habitant). L’idée était de pouvoir parer à toutes les situations en accumulant les couches à mesure que la température baissait.

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Pour améliorer son confort thermique la nuit, nous disposions également d’un ensemble de sous-vêtements en laine de mérinos particulièrement efficace. Des vêtements de qualité fournis par les Petits Baroudeurs, un site spécialisé dans l’équipement outdoor des enfants. Sur leurs conseils, nous transportions aussi une tenue imperméable qui a permis à Axel de jouer dehors sans se salir, même pas temps humide. Un coup d’éponge suffisait à faire disparaître les traces de boue. A noter, la sensation de froid à vélo peut être altérée par l’effort. Dans la remorque, votre petit peut greloter alors que vous transpirez en pleine montée. Soyez attentif à son comportement et n’hésitez pas à lui ajouter une couche textile supplémentaire en cas de besoin.

Où dormir, bivouac et hôtel

Dormir sous la tente avec un bébé constitue une aventure en soi et peut être source d’appréhension pour bien des parents. Une fois encore, rappelez-vous que votre enfant dispose de capacités d’adaptation exceptionnelles et qu’il fera vite de cette maison de toile la sienne, s’il vous sent en confiance.

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Nous avons essentiellement bivouaqué lors de notre périple. Notre tente était un modèle d’entrée de gamme 3 places, certes lourds (près de 4 kg), mais vraiment bon marché (moins de 50 euros). Elle était autoportante et c’est, selon nous, une caractéristique importante. Elle pouvait ainsi être dressée facilement sur tout type de terrain y compris dans un garage ou sur une terrasse en ciment. En moins de 5 minutes, nous pouvions ainsi disposer d’un endroit familier et sécurisé pour placer Axel quelles que soient les circonstances. Nous avions également choisi une tente à double entrée, pour faciliter les allées et venues ainsi que pour bénéficier de deux auvents bien pratiques pour conserver nos sacoches à l’abri et à portée de main.

A l’intérieur, le volume était suffisant pour dormir tous les 3 côte à côte et ranger nos sacoches guidon ainsi qu’un sac à dos contenant nos effets de valeurs (ordinateurs, appareils photos, papiers…)

Pour l’isoler du froid et lui garantir un excellent confort de couchage, nous installions Axel sur un matelas gonflable de 6 centimètres d’épaisseur identique à ceux que nous utilisions nous-mêmes.

Dans l’optique de gagner du poids, sachez qu’il existe des matelas de taille réduite (moins d’1 mètre) qui conviendront parfaitement à un bébé.

C’est le cas également avec les sacs de couchage, toutefois la plupart des modèles sont destinés à des enfants de plus de deux ans. Nous avons donc pris le parti de faire dormir Axel dans un duvet pour adulte dont nous replions l’extrêmité. Nous le placions au préalable dans sa gigoteuse pour éviter qu’il ne « s’égare » dans ce sac trop grand pour lui. Dans les zones les plus froides, nous lui enfilions jusqu’à quatre couches de vêtements ainsi que son bonnet. Il n’a semble-t-il jamais été dérangé par la température et a toujours fait des nuits complètes sous la tente. Ceci n’étant pas toujours le cas lors de nos arrêts à l’hôtel où il a parfois manqué de repères. Dans les établissements ne fournissant pas de lit-bébé, nous le placions sur le sol (très souvent recouvert de moquette), nous ajoutions une couverture par terre et le couchions dans sa gigoteuse. Pour éviter qu’il ne se balade pendant la nuit nous choisissions un angle et entourions sa couche d’oreillers. A noter, les séjours à l’hôtel sont généralement l’occasion de donner un bain plus approfondi à votre bébé, les toilettes sur la route étant souvent limitées à un décrassage quotidien au gant ou à la lingette. Vous pourrez vous faciliter la tâche en emportant une bassine pliante de ce type.

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 Les jeux

Inutile d’emporter tout le coffre à jouets. Une sélection de 4 ou 5 jeux à placer dans la remorque suffira amplement. Nous sommes partis avec Sophie la Girafe, un livre en tissu et l’indispensable doudou d’Axel. Mais tout au long du voyage, d’autres objets, glanés au hasard de la route, sont venus renouveler le stock. Bouteilles en plastique, boîtes en métal, pièces de tissus, lui ont apporté autant de distraction que bien des jouets sophistiqués. Attention, toutefois à ne pas placer d’objets susceptibles de blesser l’enfant dans la remorque où les cahots sont fréquents. Axel a par ailleurs pleinement profité de la générosité des Américains qui ont été nombreux à lui offrir des cadeaux (peluches, cubes, hochets…) Lors des séances de jeu en extérieur, il a presque exclusivement utilisé ce qui lui tombait sous la main : petits bâtons, cailloux etc.

Les risques éventuels

Comme toute activité, partir en voyage à vélo avec votre bébé comporte certains risques dont il faut être conscient pour mieux les anticiper et les éviter. En général, un peu de bon sens et le respect de quelques règles élémentaires suffira à surmonter les dangers qui sont bien souvent beaucoup moins nombreux que ce que notre imaginaire veut nous faire croire. Voici la liste de ceux auxquels nous avons été confrontés :

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  • La déshydratation : chaque pause était un prétexte pour faire boire Axel dans les zones les plus chaudes. Tendre le biberon doit devenir un automatisme. Nous lui laissions également à disposition en permanence dans la remorque. Si votre enfant connaît une modification de son comportement  (apathie ou agitation inhabituelle), une augmentation significative de son rythme respiratoire, s’il gémit ou que sa peau est anormalement pâle, ce peut être le signe d’une déshydratation. Au moindre doute, consultez un médecin !
  • La faune : nous avons voyagé sur des territoires sauvages où il est recommandé d’être particulièrement vigilant avec les enfants. La présence de lions des montagnes (également appelés cougars ou pumas) imposait une attention de tous les instants. Si les risques d’attaque sont très faibles, il convenait donc de ne jamais quitter Axel des yeux et de toujours rester en vue de notre tente lorsque celui-ci était à l’intérieur. De même, nous avons traversé des secteurs où vivent serpents à sonnettes, scorpions et autres animaux venimeux. Là encore, nous veillions sur Axel en permanence pour éviter tout accident. Sans sombrer dans une paranoïa contreproductive, il est indispensable de se documenter sur la faune des pays que vous souhaitez traverser et d’apprendre à connaître le comportement des animaux à risques.
  • L’altitude : le point culminant de notre itinéraire était situé à plus de 3600 mètres. Une acclimatation de plusieurs semaines et une ascension très progressive, vélo oblige, nous a permis d’atteindre cette altitude sans difficulté pour toute la famille. Dans ces circonstances, il est plus que jamais primordial de veiller à la bonne hydratation de votre bébé. Si vous prévoyez un séjour au-dessus de 1500 mètres, faites le point avec votre pédiatre avant de partir pour plus de sécurité.
  • La chute : à vrai dire, elles sont très rares. Avec votre petit dans la remorque, vous adopterez instinctivement un pilotage souple et responsable. Je me suis retrouvé à terre trois fois lors de notre périple. A chaque fois à basse vitesse, stoppé dans mon élan par une ascension abrupte ou un banc de sable. Pas assez prompt à décrocher mes pédales, je suis tombé sur le flanc entraînant la remorque dans ma chute. Axel s’est retrouvé dans une position inconfortable, mais correctement maintenu par le harnais il n’a jamais heurté ni le sol, ni les montants métalliques de sa remorque. Si vous souhaitez réduire les risques au maximum, renoncez aux pédales automatiques !
  • L’accident de la circulation : le risque le plus redoutable, selon nous. C’est pourquoi nous avons opté pour un itinéraire sur des zones au trafic réduit voire inexistant. Toutefois, même sur les axes peu passagers, nous portions une chasuble jaune fluorescente pour être vus de loin. Sur la remorque d’Axel, conçue dans un tissu de la même couleur, nous avions placé deux lumières clignotantes à l’arrière. Nous faisions en sorte sur les routes à plus fortes circulation de ne jamais faire figurer la remorque en dernière position. A noter, les couleurs vives aident à être vus des automobilistes, mais également des chasseurs dans les secteurs ruraux.

Santé

Emportez bien sûr le carnet de santé de bébé. N’hésitez pas également à vous faire prescrire quelques médicaments de base au cas où et à prendre avec vous vos crèmes habituelles ou sérum physiologique. Vous aurez peut-être des difficultés à les trouver à l’identique, à l’étranger. Si vous devez vacciner votre bébé durant votre voyage, assurez-vous avant votre départ que vous pourrez trouver sur place un centre de santé en mesure de vous fournir le vaccin et d’effectuer l’injection. Renseignez-vous sur la couverture fournie par votre carte bleue (attention valable 90 jours à l’étranger seulement) et souscrivez une assurance le cas échéant en particulier pour un voyage aux Etats-Unis ou au Canada où les frais liés à la santé peuvent atteindre des sommets. Nous avons opté pour le plan Globe Partner fourni par ACS.

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N’hésitez pas à vous arrêter quelques jours dans un lieu confortable (hôtel, location…) en cas de petit souci de santé, le temps que votre bébé récupère totalement. Dans tous les cas, consultez un médecin au moindre signe d’alerte. En trois mois de voyage, Axel aura seulement souffert d’une otite. Lors de cet épisode, nous avons marqué une pause de 4 jours afin de laisser agir les antibiotiques.

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5 tuyaux pour se lancer

  1. Commencer par un week-end

Avant de vous engager sur un périple au long cours, tentez l’aventure sur quelques jours. L’occasion de voir si l’activité convient à toute la famille et de tester votre matériel en conditions réelles.

  1. Choisir un parcours facile

Si voyager à vélo est une nouveauté pour vous comme pour votre bébé alors évitez de jeter votre dévolu sur un parcours trop engagé. Privilégiez un itinéraire peu accidenté sur une route calme ou une voie verte à proximité de chez vous. Limitez la distance dans un premier temps à 50 km par jour… histoire de prendre vos marques en toute décontraction.

  1. Multiplier les pauses

Prenez votre temps, c’est la règle d’or. Arrêtez-vous régulièrement (toutes les heures) pour vous assurer que bébé va bien. Faites-le boire, sortez-le de la remorque pour une petite pause dédiée au jeu en pleine nature ou sur des aires aménagées.. Habituez-le progressivement aux séances prolongées dans la remorque

  1. Privilégier un moment avec une météo favorable

Scrutez les prévisions et choisissez un week-end ensoleillé ou au moins sans pluie ou températures extrêmes. Vous aurez le temps de composer avec cette variable plus tard lorsque vous aurez trouvé vos repères et que vous vous sentirez prêts pour une périple plus long.

  1. Opter pour du matériel fiable et adapté

Dans l’absolu, il est possible de voyager avec n’importe quel vélo et n’importe quel matériel. Sauf que vous n’avez pas envie de passer votre week-end les mains dans le cambouis ou à jouer les MacGyver pour rattacher ce satané porte-bagage qui ne tient pas en place. Sans forcément investir dans de l’équipement très haut de gamme, choisissez du matériel réputé pour sa fiabilité, testez-le et apprenez à le connaître. Vous éviterez de grosses galères voire un retour anticipé à la maison.

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